Sortir du long silence pour se positionner et s’imposer sur la scène politique burkinabè, c’est l’engagement pris par les responsables du Parti pour la Démocratie et le Progrès/Parti socialiste (PDP/PS) qui ont, à l’issue d’une rencontre de l’organe dirigeant, animé une conférence de presse ce samedi, 3 février à Ouagadougou.
C’est par une minute de silence en la mémoire des disparus, que la conférence a été campée. Après avoir présenté les voeux du parti aux populations et peuple burkinabè, le président du parti, Toro Drabo, a ensuite expliqué les raisons du silence qu’a observé son parti depuis son dernier congrès le 2 avril 2016 à ce jour. En effet, relâte-t-il, après le renouvellement des instances, issues dudit congrès, le parti n’a obtenu son récepissé qu’en fin décembre 2017. Aussi, le parti était victme de dissensions internes. C’est pourquoi, au cours de cette rencontre entre membres de l’éxécutif, des militants ont écopé de sanctioons (suspensions et exclusions) pour avoir »porté atteinte » à la vie du parti. « Ils ont entrepris des actions, des mouvements, des tueries du parti », a justifié le président du PDP/PS, Toro Drabo.
Recepissé désormais en mains et après cet »émondage », les responsables du PDP/PS entendent repositionner le parti sur la scène politique nationale. C’est pourquoi également cette rencontre du samedi a été mise à profit pour revenir sur les textes fondamentaux du parti et identifier les défis futurs.
Outre la vie du parti, la situation socio-politique du Burkina a fait l’objet d’analyses par les responsables du parti. Un diagnostic pas du tout résluisant de la situation.
Sur le plan de la liberté par exemple, les dirigeants du parti ont déclaré que les constitutions et assemblées endogènes des populations du Burkina sont ignorées, rejetées, violées et remplacées servilement par celles exogènes des quatre Constitutions et même celle en gestation (la Vème république). « Le Burkina ne sera une nation que si et seulement si chaque ethnie, indépendamment de sa taille, mette sur papier sa constitution.Ces constitutions seront superposées et tout ce qui est commun apparaîtra comme la constitution du Burkina Faso », a argué le président du parti, Toro Drabo, qui estime que c’est la condition pour une liberté réelle.
Sur le plan de la transparence, un des centres d’intérêt, les dirigeants du parti ont mis le doigt sur ce qu’ils ont qualifié d’assassinats crapuleux (de Badembié Nézien à ceux tombés les 30 et 31 octobre 2014, puis lors du pustch de septembre 2015), la privatisation des sociétés d’Etat, l’accaparement du foncier par les bronzes du système Compaoré, y compris le MPP.
La vérité, la jsutice, le progrès, le développement endogène ou encore l’Union africaine… ont été aussi des points d’analyses par les responsables du parti.
Une fois au pouvoir, le PDP/PS entend miser sur plusieurs dossiers dont »la reconnaissance et la restitution de l’argent détourné par des décideurs, la restitution des biens spoliés aux populations, rendre l’école obligatoire et gratuite du CP1 à l’Unviversité, accorder une bourse d’étude à tous les enfants du CP1 au Master, etc. ».
Fondé en 1994 par l’historien et politicien burkinabè, Joseph Ki-Zerbo, le PDP/PS entend se positionner sur la scène politique burkinabè.
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
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