Politique immobilière de l’Etat, politique d’équipement et enfin stratégie d’optimisation de la gestion du parc automobile de l’Etat, ce sont là les trois domaines visés par le ministère en charge de l’économie à travers le processus de formulation de référentiels de gestion du patrimoine de l’Etat. L’objectif visé : assoir un modèle de gouvernance efficace, efficient et durable du patrimoine de l’Etat. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu mardi 5 juin 2016 à la direction générale de la coopération.

La fin des travaux, prévue dans quatre mois, devra permettre notamment à l’Etat d’opérer des choix judicieux dans la gestion du foncier, de rationaliser les actifs immobiliers de l’Etat. Il s’agit donc de mettre en œuvre une démarche de gestion « globale, cohérente et programmatique », selon Léa Zagré/Rimtoumda, directrice générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat. Les préoccupations concernées sont entre autres de maitriser les dépenses de fonctionnement de l’Etat, assurer aux agents de l’Etat un cadre de travail fonctionnel et de qualité qui optimise la productivité, assurer aux usagers de bonnes conditions d’accueil et de satisfaction et garantir une utilisation du patrimoine dans des conditions qui garantissent la performance.


Selon Léa Zagré/Rimtoumda, cette initiative se justifie par le constat que plusieurs facteurs entrainaient d’une part un gaspillage des ressources, et d’autre une inefficience dans le fonctionnement global de l’Etat. Ce sont entre autres le déphasage entre le développement de l’administration publique et son patrimoine, aussi bien mobilier qu’immobilier, la faible connaissance du patrimoine existant, l’absence de normes de gestion du patrimoine ou encore la dispersion géographique des implantations. Selon le secrétaire général du ministère de l’économie, Séglaro Abel Somé les charges locatives sont passées de 2,3 milliards en 2009 à 5,3 milliards en 2015, soulignant ainsi l’urgence de la situation.


Si des efforts ont déjà été menés en vue de pallier les phénomènes, reconnait Léa Zagré, ceux-ci étaient menés à échelle réduite et de manière irrégulière et isolée. D’où la nécessité, selon elle, de mieux s’organiser pour produire un impact plus conséquent. Aussi, en vue de la mise en œuvre de ce processus, il est prévu la mise en place de groupes de travail pluri-acteurs et multidisciplinaires réunissant principalement des cadres de l’administration publique, en particulier les secrétaires généraux des ministères.

Roseline Nitiéma (Stagiaire)

Lefaso.net

Source: LeFaso.net