Le Conseil de l’Entente va décerner le prix spécial « Félix Houphouët-Boigny » d’une valeur de 10 millions de francs CFA, au plus jeune meilleur réalisateur à cette 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le lauréat va bénéficier aussi d’un accompagnement dans la diffusion de son film. C’est au cours d’une conférence de presse ce jeudi 27 février 2025, que les organisateurs ont donné les détails du prix.
C’est une tradition depuis 2015. Pour la sixième fois, le Conseil de l’Entente est au rendez-vous de la biennale du cinéma africain, avec le prix spécial « Félix Houphouët-Boigny » du plus jeune meilleur réalisateur.
Selon le secrétaire exécutif adjoint de l’organisation, Ali Idi, ce prix s’inscrit dans la volonté du Conseil de l’Entente de « faire du cinéma un vecteur puissant de sensibilisation et de transformation sociale, au service d’une Afrique de l’Ouest innovante, prospère et unie. »
Valeur du prix spécial Félix Houphouët-Boigny
Dix millions de francs CFA + un trophée d’une valeur d’un million de francs CFA, c’est ce que recevra, au soir du vendredi 28 février 2025, le lauréat qui doit avoir 45 ans au maximum. Le Secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente a annoncé que le réalisateur ou la réalisatrice lauréat(e) bénéficiera également d’un soutien afin que son film soit diffusé sur les chaînes nationales des Etats membres de l’organisation.
À en croire le président du jury, le Nigérien Harouna Niandou, les films en compétition doivent traiter de l’une des thématiques : la paix et la cohésion sociale, l’intégration régionale et la coopération, le leadership et l’engagement citoyen, l’héritage culturel et l’identité africaine, l’innovation et le développement durable.
19 films sélectionnés
Au total 19 films dont 11 films de fiction et 8 films documentaires ont été sélectionnés sur la base de ces critères. Pour les films de fiction, le jury, composé de cinq personnes issues de chaque pays membre du Conseil de l’Entente, a analysé plusieurs aspects : l’originalité du thème et la qualité du scénario, la direction artistique, l’image, le son et la post-production qui comprend la qualité du montage et de la musique. Idem pour les films documentaires, où l’on retrouve en sus la mise en scène.
« Nous voulons surtout accompagner cette relève »
Sur le critère de l’âge, Noraogo Sawadogo, membre du jury, a tenu à apporter des précisions. « Dans les guichets traditionnels de financement des films, il est souvent demandé aux réalisateurs de prouver qu’ils ont déjà fait un film ou plusieurs films. C’est un critère intéressant qui leur donne plus d’avantages. Vous savez également que les jeunes réalisateurs doivent souvent faire leurs premiers films sur fonds propres avec des difficultés évidentes. Nous voulons surtout accompagner cette relève. Ce prix du Conseil de l’Entente a permis à bien de réalisateurs de pouvoir grandir. Tous ceux que nous avons déjà primés ont un parcours qui inspire le respect. On peut citer Apolline Traoré qu’on avait primée lorsqu’elle avait réalisé Frontières. Vous avez vu ce qu’elle a fait avec le film Sira ? On peut également citer l’Ivoirien Philippe Lacôte avec le film Run », a expliqué Noraogo Sawadogo.
Selon lui, le problème du cinéma africain demeure la diffusion des œuvres. Il a donc salué la volonté du Conseil de promouvoir le film dans les chaînes nationales, car après tout « Un film est fait surtout pour être vu et pas pour être primé ».
Rendez-vous est pris ce vendredi, pour savoir qui succédera à Apolline Traoré, vainqueur en 2023 du prix spécial Félix Houphouët-Boigny avec son film Sira ?
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Source: LeFaso.net
Commentaires récents